Dans une série de trois vins dégustés à l'aveugle,Christophe nous demande de trouver l'AOC commune,puis précise qu'il n'a jamais goûté deux des trois vins dont l'un est encensé sur internet et produit moins de 1000 bouteilles.
De suite,le vin de Clotaire se démarque des deux autres par une superbe couleur noire-violine très profonde.
Le nez est assez peu épanoui cependant et il faut aller chercher les arômes de fruits et d'épices.
C'est en bouche que pour moi,ça se gâte.L'attaque,immédiatement perlante et acide,me fait penser à un vin de mon copain Fabien Jouves,du Mas Del Périé à Cahors.Vâche,ça sent le vin biodynamique sans soufre ce truc-là ,me dis-je.Pourtant,je ne pense pas que le vin soit réduit.
Après cette attaque typée,les fruits du vin se manifestent avec vigueur,autrement qu'au nez,si bien que la rétro-olfaction me plaît de part son fruit et sa fraîcheur.Le vin occupe pleinement le palais avant que,papatras,je ne retrouve cette amertume (que je trouve moi dégueulasse) et que j'attribue à un vin pas suffisamment protégé par le soufre.Vous ne pouvez pas savoir comment je me sens bien seul à décrire cela.J'en avais parlé à Enzo d'Aviolo un temps,puis à plusieurs vignerons dont Jean-Paul Jamet entre autres,sans avoir une personne qui ressent exactemement comme moi cette amertume prononcée des tannins,uniquement dans la fin de bouche.Je dois avoir des connections sensorielles particulières.
Toujours est-il que je retrouve cette désagréable sensation dans des vins pas soufrés,et aussi vinifiés en vendanges entières,comme je pense que ce vin a été fait.
Pour moi c'est dommage,car il y a du jus,vraiment prometteur,mais mon plaisir est gâché par ces caractères.Fruit et fraîcheur satisferont les plus gourmets.Mais le prix du vin à plus de 40 euros,ça c'est autre chose