Bon, j'interviens un peu tard sur ce fil, mais je rente Ă peine d'une semaine dans le Roussillon...
Tout d'abord, une précision le décret d’application est sorti le 8 mars:
http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/Lex ... 047:FR:PDFJe vous l'accorde, c'est assez rébarbatif à lire. Aussi voici un petit résumé édité par Ecocert, un des organismes certificateurs:
http://www.ecocert.fr/sites/www.ecocert ... SVinif.pdfA lecture de celui-ci, en dehors des doses de SO² qui sont supérieures à celles admises antérieurement dans les chartes de droit privé (Demeter, Nature&Progrès) et de certaines pratiques techniques comme celles citées plus haut, quelques produits interdits par ces mêmes chartes auparavant sont maintenant autorisés.
Pour rappel les doses de SO² autorisées dans les chartes de droit privés étaient de 70 mg/l pour le rouge, 90 mg/l pour les rosés et blancs, 60 mg/l pour les effervescents et 200 mg/l pour les liquoreux. La limite autorisée dorénavant est respectivement de 100 mg/l, 150 mg/l, 180 mg/l et 370 mg/l. J'ai déjà expliqué sur un autre fil le pourquoi de cette augmentation. Voir ici:
viewtopic.php?f=49&t=7072Quant aux produits autorisés par la nouvelle loi, et sans vouloir faire une liste exhaustive, en voici quelques uns qui n'étaient pas autorisés par les chartes de droit privé:
- Bactéries lactiques
- Acide L(+) tartrique
- Carbonate de calcium
- Bicarbonate de potassium
- Acide citrique
- Caséinates de potassium
- Gélatine alimentaire
- Enzymes pectolytiques
- Tanins
- Résine de pin d’Alep
- Acide L-ascorbique
- Acide métartratique
- Charbon à usage oenologique (seul le charbon végétal spécifié était autorisé)
- Alginate de potassium
- Gomme arabique
-
Pour être tout à fait juste, je me dois de signaler que la plupart de ces produits étaient autorisé dans la charte de la FNIVAB (droit privé aussi). Et comme ce sont eux qui ont participé aux négociations de la loi...
Donc, dire que cette loi est insatisfaisante tient du doux euphémisme. Mais c'est effectivement un point de départ. Il faut juste espérer que cette loi subira de nombreux amendements... dans le bon sens.
Au bout du compte, pour le consommateur lambda, qui ne connait pas les méthodes utilisées par le vigneron, il devra faire confiance aux cavistes
compétents (si, si, il doit encore y en avoir...) qui eux connaissent leurs vignerons (même s'ils ne sont pas derrière leurs c..ls à la cave), et qui pourront garantir que le vin estampillé bio l'est vraiment. Oui, je sais, je prêche un peu pour ma paroisse...
Sur ce, allez ne paix, mes frères!
