Tiens.. une étiquette de Châteauneuf se fait aguichante en attirant mon regard. Ah mince.. un Janasse 2004. Vraiment encore trop jeune.. Et au-dessus, qu'est-ce cette bouteille poussiéreuse? Un Clos Martinet 2001. Bof.. pas trop envie de vins méridionaux finalement.. Changeons de secteur.. Voyons voir.. Ah tiens, un Clos Rougeard 2000.. je ne me souvenais même plus que j'avais ça! Mais, quel accord avec le repas? Hum.. pas sûr..
Et pourquoi pas un Bourgogne, me dis-je en salivant devant un Gevrey-Chambertin 1999 du regretté Denis Mortet? Oui.. mais "Madame Boottle" n'est pas fan de Pinot noir.. Bon: une bouteille à réserver pour une soirée entre potes.
Là , au fond, derrière ce magnum de Vieilles Vignes 2003 de Gauby, c'est quoi déjà ..? J'arrive pas à voir l'étiquette.. Mais c'est qui l'abruti qui a rangé cette cave..! Ah voilà : Bandol, Domaine Tempier 98.. Mince, c'est ma dernière et j'ai promis à un copain qu'on la boirait ensemble lors de son prochain passage. Pff.. pas évident tout ça! Et si finalement je rabattais sur un Bordeaux? Vieux.. moins vieux.. jeune? Mon coeur balance. Et pourquoi pas un 2005? Ca me formatera un peu le palais pour les dégustations primeurs 2009 de la semaine prochaine (excuse pitoyable..)
Décidé.. alors un Margaux ou un Saint-Emilion.. Ben non: finalement, c'est un Pessac!
"Ah, t'es là .. J'allais lancer les opérations de secours!" lance ma tendre moitié, goguenarde..
Mince, v'là 40 minutes que je furète dans mon petit temple dédié au joufflu Dyonisos.. Un peu penaud, j'ouvre mon Château Olivier 2005: Miam.. robe intense et effluves délicates de fruit un peu confit, moka légèrement fumé et de bois de santal..
Puissant et rond, finement tramé par des tannins mûrs. Sans être explosif en bouche, l'allonge est excellente, harmonieuse, mis en scène par un fruit mûr.

Bon.. si 2009 est de cet acabit, comme on le prétend, je vais pas regretter ma semaine de primeurs!

